Chemin des Crétets 24
Une première maison rurale de type concentré (regroupant logement, grange, étable, cave, actuel bâtiment 143) attestée en 1721 (Ackermann, et al. 1997-2005), puis cadastrée en 1807 au nom de Jean-Pierre Garin.
Situé en tête de rangée, le bâtiment possède un plan rectangulaire. Il montre trois travées fonctionnelles qui s’élèvent sur deux niveaux: au nord-ouest, la façade comporte une porte de cave semi-enterrée et surmontée d’une galerie, une porte d’écurie avec l’inscription du numéro cadastral du bâtiment “143”, une porte haute transformée en fenêtre. Le logement, situé au sud-ouest, est accessible par un perron daté de 1848 (cf/Rac-Bory-STY-51). Au sud-est, la travée de droite abrite la grange, celles de gauche ont subi des transformations regrettables en 1934. La substance architecturale du bâtiment est partiellement conservée, la structure originelle du bâtiment étant encore bien lisible. Elle comprend des murs en maçonnerie ancienne soulignés de chaînes aux angles arrondis, une porte de grange en anse de panier surmontée d’un oeil de boeuf, une porte de cave arquée en calcaire. La toiture à demi-croupe est soutenue par des aisseliers en bois (sud-est). Elle est couverte de tuiles flamandes. Le bâtiment conserve une ancienne porte de grange surmontée d’une clef saillante gravée des millésimes “1787-ZV-PL”, un balcon en fer forgé, des encadrements chanfreinés en calcaire.
Malgré les transformations (travées centrale et gauche de la façade sud-est, galerie en béton au nord-ouest, couvrement de la toiture), ce bâtiment, par son ancienneté ainsi que par la qualité de son intégration au site harmonieux de Peissy, possède une valeur patrimoniale élevée.
Une seconde maison rurale de type concentré (actuel bâtiment 144), attestée en 1721 (Ackermann, et al. 1997-2005), puis cadastrée en 1807 en tant que maison et grange de Nicolas Chapuis.
Situé en position contiguë, le bâtiment possède un plan rectangulaire formant saillie au nord-ouest. Il montre deux travées fonctionnelles qui s’élèvent sur deux niveaux au nord-ouest (logements), et un niveau au sud-est (grange). La toiture à deux pans est soutenue par des aisseliers en bois (sud-est). Elle est couverte de tuiles flamandes. La substance architecturale du bâtiment est partiellement conservée, la structure originelle du bâtiment étant encore bien lisible. Elle comprend des murs en maçonnerie ancienne soulignés de chaînes en calcaire, une porte de grange en anse de panier surmontée d’un oeil de boeuf, une porte d’écurie, une porte surmontée d’un linteau de bois. Le bâtiment conserve une clef saillante gravée du millésime “1787-LFC-PL”, ainsi que des encadrements en calcaire et en molasse.
Malgré les transformations (crépis ciment et percements de la façade nord-ouest, couvrement de la toiture), ce bâtiment, par son ancienneté ainsi que par la qualité de son intégration au site harmonieux de Peissy, possède une valeur patrimoniale élevée.
Le bâtiment 142 présente un intérêt patrimonial moindre.
Fait partie du recensement du canton de Genève, RAC Satigny.
Maison rurale
Ancienne maison rurale de type concentrée avec logement à l’étage, attestée en 1721 ( Ackermann, Hans-Moevi, Roland et Schaetti), puis cadastrée en 1807 au nom de Jacques Gué et Pierre Pellegrin.
Situé en tête de rangée, le bâtiment possède un plan rectangulaire. Il montre deux travées fonctionnelles qui s’élèvent sur deux niveaux surmontés de combles. Au nord, le rez-de-chaussée accueillait à l’origine une grange et une écurie. Le premier étage, percé de fenêtres rectangulaires, était dédié au logement. Les façades pignons sont aveugles. La substance architecturale du bâtiment est partiellement conservée, la structure originelle du bâtiment étant encore lisible. Elle comprend des murs en maçonnerie, une partie de l’encadrement de la porte de grange arquée en anse de panier, ainsi que des chambranles en calcaire. La toiture à deux pans est couverte de tuiles mécaniques.
Malgré les transformations (état négligé, porte de grange partiellement murée, porte d’écurie et enveloppe rechargées de ciment, percements modernes), ce bâtiment, par ancienneté ainsi que par la qualité de son intégration au site harmonieux de Peissy, mérite une valeur patrimoniale élevée.
Fait partie du recensement du canton de Genève, RAC Satigny.