Chemin du Moulin-de-Vert 7-11

Numéro 7

Situé dans le centre villageois, cet ancien rural, cadastré en 1849 et transformé en habitation en 2008, se trouve en tête d’un alignement de bâtiments, orientés suivant un axe nord-est/sud-ouest et implantés parallèlement à la voie de circulation.

Sur la façade côté rue, protégée par un mur coupe-vent à l’angle nord, sont encore visibles une porte de grange cintrée avec encadrement de molasse et une porte d’écurie flanquée d’une fenêtre d’aération avec linteaux en pierre. La porte de grange est surmontée d’une porte haute qui semble avoir été élargie dans une période récente. Au-dessus de la porte d’écurie, le niveau supérieur n’est percé que d’un oculus dont l’encadrement en pierre a été laissé apparent. Sur ce mur gouttereau, le toit à deux pans et demi-croupe revêtus de tuiles forme un large avant-toit retroussé soutenu par des bras-de-force.

La façade latérale ne comporte que très peu d’ouvertures. Dans le pignon, deux oculi, semblables à celui se trouvant sur la face principale, assurent l’aération des combles.

Les travaux de transformation du rural en logement ont été exécutés en 2008 par l’architecte Ariel Dunkel.
L’intérêt de cet objet réside dans son ancienneté, son intégration dans le noyau villageois, sa valeur de témoignage d’une ancienne activité rurale et les caractéristiques encore visibles, propres à sa typologie.

Fait partie du recensement du canton de Genève, RAC Aire-la-Ville.

Numéro 9

Ancienne maison rurale cadastrée comme «logement et dépendances» (englobant alors les actuels bât. correspondant aux numéros cadastraux 140 et 141, ce dernier correspondant à l’actuel no 7, chemin du Moulin-de-Vert) au nom de Charles, Jean François et Pierre Etienne Maréchal (Ackermann, Hans Moëvi, Roland, Schaetti, 1997-2006). En 1891, la partie ouest (correspondant au numéro cadastral 768) contiguë à l’ancienne dépendance rurale (no 140) est cadastrée au nom de Lucie Maréchal. Elle est séparée du no 140 en 1891.

Etabli perpendiculairement au chemin, de plan rectangulaire, le bâtiment compte deux niveaux et un comble. Il est coiffé d’un toit à deux pans, de faible pente et doté d’un avant-toit avec bras de force en bois, le tout recouvert de tuiles mécaniques. La substance architecturale du bâtiment et son gabarit ancien sont bien conservés. Sa façade gouttereau, au nord-ouest, témoigne encore de son passé agricole. Ainsi, l’activité rurale est signalée, au centre, par la porte de grange (transformée en porte-fenêtre servant d’entrée locative), avec encadrement en calcaire ancien et arc en anse de panier, surmontée d’une ouverture semi-circulaire permettant la ventilation. Une porte rectangulaire, avec une ouverture éclairant le rez-de-chaussée, correspond sans doute à l’ancien logement du paysan. Le gabarit des fenêtres ainsi que la plupart des encadrements en molasse et les feuillures des volets ont été conservés. On observe plusieurs nouveaux percements en façade sud-est et une lucarne et des tabatières ont été ajoutées en toiture. Une descente de cave se trouve également de ce côté-ci du bâtiment. Une cour (redessinée et dont les pavés de galets ont été remplacés) et un jardin environnent le tout. Cet ensemble est transformé en locatifs en 1975.

L’intérêt patrimonial de cet ensemble rural repose en particulier sur la conservation-permanence de son plan ancien. Situé sur une voie importante du village d’Aire-la-Ville, il forme aussi un exemple typique des domaines paysans genevois ruraux d’une certaine importance. Ces points confèrent à cet objet une valeur patrimoniale élevée.

Fait partie du recensement du canton de Genève, RAC Aire-la-Ville.

Numéro 11

Deux communs
Fait partie du recensement du canton de Genève, RAC Aire-la-Ville.

Localisation