Domaine de Grand’Cour

Domaine de Grand’Cour (ou Pellegrin), exploitation viticole. Sept bât. sur une cour fermée, accessible par une arcade en plein cintre à chanfrein et une porte piétonne à linteau en accolade. Composition progressive à partir du XVIe ou début XVIIe s., comme l’attestentlles éléments en roche blanche de style goth. flamboyant. Linteau de la porte de grange dat. « 1605 ». Plusieurs propr. dont les Penet, qui rénovèrent et augmentèrent les bât. aux XVIIIe (porte du pressoir dat. « 1750 P.P. ») et XIXe s. (intervention marquante en 1873 caractérisée par le travail du bois). Sur la route venant de Genève, dans l’angle S-E du jardin, orangerie à parements de molasse et brique, v. 1835.[1]

Notes et références

  1. mentionné dans le Guide artistique de la Suisse, Tome 4a, établi par la Société d’histoire de l’art en Suisse, page 901

Numéro 46

Une première maison d’habitation (bâtiment 129) est attestée en 1721 (Ackermann, Hans-Moevi, Roland et Schaetti 1997-2005), puis cadastrée en 1807 comme maison et couvert au nom des frères Bailly.

Situé en tête de rangée, le bâtiment possède un plan polygonal, presque rectangulaire. Il montre cinq travées qui s’élèvent sur deux niveaux. La façade nord-ouest comporte une maison d’habitation à droite, un couvert en bois à gauche. Soulignée par des chaînes d’angle harpées, la maison d’habitation est rythmée par trois travées. Le rez-de-chaussée est percé d’une porte d’entrée, accompagnée de fenêtres surmontées d’un arc segmentaire chanfreiné. Au premier étage, on distingue une fenêtre à guillotine, ainsi que deux baies rectangulaires. Longeant la route de Peissy, la façade sud-est est percée de plusieurs fenêtres de forme et de tailles variables, tandis qu’au sud-ouest, la façade pignon accueille une porte-fenêtre abritée d’un auvent. Accolé contre la façade nord-est de la maison, le couvert est soutenu par des piliers en bois sur un socle en roche. La substance architecturale du bâtiment est remarquablement bien conservée, la structure originelle du bâtiment étant encore bien lisible. Elle comprend des murs en maçonnerie, des chaînes d’angle harpées en molasse, des encadrements en calcaire et en molasse. La toiture à deux pans est couverte de tuiles creuses, tuiles plates pour le couvert. Le bâtiment conserve une ancienne fenêtre à guillotine et à petits carreaux, ainsi que des contrevents en bois. Il est orienté face à une cour couverte de galets, à laquelle on accède par un portail surmonté d’un arc en plein cintre largement chanfreiné, flanqué d’une porte piétonne à linteau orné de deux arcs infléchis (fin XVIe – début XVIIe).

Une deuxième maison rurale (bâtiment 2134) de type concentrée avec logement au rez-de-chaussée, est attestée en 1782 (Ackermann, Hans-Moevi, Roland et Schaetti 1997-2005), puis cadastrée en 1807 au nom de la veuve Tombet et Jean-Pierre Vuaillat.

Situé en tête de rangée, le bâtiment possède un plan rectangulaire. Il montre trois travées fonctionnelles, qui s’élèvent sur un niveau surmonté de combles. Au nord-ouest, la façade juxtapose, de droite à gauche, logement, grange, écuries. Au nord-est, la façade pignon est aveugle, tandis qu’au sud-est, elle est seulement percée sur une travée. La substance architecturale du bâtiment est partiellement conservée, la structure originelle du bâtiment étant encore bien lisible. Elle comprend des murs en maçonnerie ancienne, une porte de grange aux piédroits en calcaire et surmontée d’un linteau en bois, une porte d’écurie aux chambranles de molasse. La toiture à deux pans repose sur des bras de force en bois. Elle est couverte de tuiles creuses. Un mur en maçonnerie, tracé dans la continuité de la façade nord-est, délimite une cour trapézoïdale couverte de galets anciens, dans laquelle se trouve un puits.

Faisant partie d’un ensemble remarquable (avec les nos 48 et 50), et représentatif des domaines genevois organisés autour d’une cour commune, ces bâtiments, par leur ancienneté, par la qualité exceptionnelle de leurs éléments anciens conservés, ainsi que par la qualité de leur intégration au site harmonieux de Peissy, méritent une valeur patrimoniale élevée.

Fait partie du recensement du canton de Genève, RAC Satigny.

Localisation