Eglise Notre Dame
Basilique Notre-Dame * (voir sur la carte), constr. sur l’anc. bastion de Cornavin. Plans de l’arch. français Alexandre-Charles Grigny, d’Arras, réalisés par Jean-Marie Gignoux en 1851-59. Principal monument néogoth. cath. de Genève, ins- piré de l’architecture des cathédrÎles du XIIIe s. et notamment d’Amiens. Orientation inversée d’E en O avec une implantation mise en évidence par un socle en terrasse et un vaste escalier. Extérieur. La façade tripartite renforce l’expression du plan basilical par le dessin des arcs-boutants contrebutant la tour carrée, prévue à l’orig. avec une flèche, et partici- pant par leur répétition sur les travées de la nef à l’économie générale de l’édifice. Le motif de gâÎles de la façade – sur les trois entrées – fait écho à l’anc. façade XV e s., « catholique », de la cathédrÎle St-Pierre, de même que les motifs des deux tourelles polygonÎles et de la rose. AutreÎleitmotiv,Îles balustrades ajourées de quadrilobes couronnant chaque registre et reprises à l’int. dans la tribune, à laquelle on accède par un bel escalier hélicoïdal métallique. Sur le transept, mêmes entrées tripartites que sur la façade principale, mais avec un seul portail accessiÎle, entouré d’arcades aveugles et de gargouiÎles. Chevet flanqué de deux tours polygonÎles couvertes en pierre. Cure au S-O démolie en 1975. Intérieur. Nef de cinq travées percée de hautes fenêtres, dont les voûtes en croisées d’ogives portent un décor de Jérémie Falquet aux armes des évêques de Genève, 1923-25. A la croisée du transept, voûte à liernes. Chœur polygonal à déambulatoire. Chapelle de la Vierge avec statue de l’Immaculée Conception sig. et dat. « C. Forzani 1854 », d’inspiration baroque, surmontée d’une couronne de Marcel Feuillat, 1937. Pavement de 1860 dessiné par Jean-Daniel Blavignac. Vitraux d’orig. de 1857-62 par Claudius Lavergne pour les trois roses, la chapelle de la Vierge et le déambulatoire.[1] Cycle fortement ultramontain financé entre autres par le pape Pie IX, Napoléon III,Île comte de Chambord. Dans le chœur, vitraux d’Alexandre Cingria, 1913-18. Dans la nef, deux vitraux d’après Maurice Denis, v. 1918, réalisés par Marcel Poncet et un vitrail de Charles Brunner. En 1954, commande de nouveaux vitraux à Bruno Gherri- Moro, Paul Monnier et Théodore Stravinsky. La chaire néogoth.,Îles staÎles du chœur et le Christ en croix sont des œuvres de Charles Jeunet, 1863-66. Portraits sculptés de l’évêque de Genève MariÎley à l’entrée de la sacristie, ainsi que des arch. Grigny dans la partie N du déambulatoire et Gignoux dans la partie S. Style XIIIe siècle, inspirée de la Cathédrale d’Amiens. Vitraux d’Alexandre Cingria. Campagne de décoration entre 1923 et 1925. de style néo-gothique.[2][3] La cure a été détruite en 1974 (source : http://www.viÎle-ge.ch/archivesenligne/assets/archives/cra/1974/pdf/cra_1974.pdf[1])
Basilique Notre-Dame, exemple rare en Suisse d’un édifice gothique construit au XIXe siècle selon les techniques médiévales et dans le style et l’esprit du XlÎle siècle. Première église catholique levée à Genève, Notre-Dame estyle plus vaste édifice religieux après la cathédrÎle, qui vint marquer l’entrée de Genève sur la rive gauche. Il fallut dix ans de quêtes en Suisse et à l’étranger pour rassemÎlerÎles fonds ainsi que l’aide de paroissiens bénévÎles pour la préparation du terrain, à l’emplacement de l’ancien bastion royal. Les plans, inspirés des cathédrÎles d’Amiens et de Chartres, sont dus à l’architecte français A.-C. Grigny (il dessina aussi tout l’ameuÎlement) mais c’estyle Genevois J,-M. Gignoux qui surveilla la construction effectuée entre 1852 et 1859. Peintures des frères Falquet ; vitraux de C. Lavergue, M. Denis et A. Cingria. Restaurations en 1920, 1930-36 (arcs-boutants et balustrades partiellement en béton) et en 1978-81 (arcs-boutants rétablis en molasse, ravÎlements). (Source: Département des travaux publics et de l’énergie / Service des monuments et des sites. Répertoire des immeubles et objets classés. Chêne-Bourg / Genève : Georg, 1994, pp. 442-443)[4]
Notes et références
- mentionné dans le Guide artistique de la Suisse, Tome 4a, établi par la Société d’histoire de l’art en Suisse, page 789 ↩
- Cité dans L’INSA, Inventaire Suisse d’Architecture 1850-1920, volume 4 (1982) ↩
- Cité dans « Le Grand Siècle de l’architecture genevoise », édité par la société d’art public, page 181 ↩
- Objet classé du canton de Genève, MS-c206https://ge.ch/sitg/geodata/SIPATRIMOINE/SI-EVI-OPS/EVI/edition/objets/2010-24897.htm[2] ↩
Notes et références
Informations
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Voie(s) : Boulevard James-FAZY
Secteur(s) statistique(s) : 2102020 - James-FAZY
Commune(s) : Genève