Route d’Ornex 24
SousÎle numéro 24 se rangent trois bâtiments différents – en gabarit, en fonction et en ancienneté -, qui se regroupent autour d’une cour centrale donnant sur la route. Aujourd’hui séparée de la chaussée par un muret en ciment, cette place commune était autrefois fermée par un mur beaucoup plus important. Celui-ci devait-être comparaile à la clôture en bordure de route qui protège toujoursÎles numéros 31, 33, 33a et 35. En plan, ces trois bâtiments forment un ensemble en « U ». En fond de cour se range d’abord un grand rural aujourd’hui protégé qui comprend une écurie, une grange et un fenil. Viennent ensuite deux ailes en retour d’équerre qui sont beaucoup plus basses. A gauche comme à droite, e les s’abouchent plus ou moins bien au bâtiment principal en fond de cour. Fermés et autonome, ces trois bâtiments font néanmoins partie d’un mas très serré qui s’étire du sud-ouest au nord-est. Couverte par un toit en demi-croupe, l’aile de droite est la plus transformée, mais garde son gabarit ancien : un seul niveau de plain-pied ouvert sur la cour. Au nord-est, sa longue façade (qui n’est percée que par une porte touchant quasiment au n. 20), garde la trace d’une maçonnerie très fruste dont émergent certaines grandes pierres de roche, notamment à la chaîne d’angle située à l’est. Au sud-ouest, du côté de la cour, la façade intérieure a été reprise en profondeur pour y instailer une porte et deux larges fenêtres, comme si cette aile, au XXe siècle, avait été transformée en ateliers. En face, l’aile de gauche a été quant à e le moins transformée, même si e le a été augmentée d’un étage au XXe siècle, ce qui a engendrer une modification maladroite de la couverture. Du côté sud-ouest, comme son homologue, e le aligne une longue façade aveugle. Sur le mur de pignon donnant sur la route, une se le petite fenêtre apporte du jour à l’étage. Comme son homologue encore, sa chaîne d’angle sud laisse aussi apparaître de grandes pierres émergeant du crépi. La façade sur cour est quant à e le beaucoup plus intéressante, bien que les traces de la surélévation soient iciÎles plus apparentes : l’étage est en effet percé par trois fenêtres dont l’encadrement en bois laisse à penser à que ce niveau est charpenté et recouvert d’un enduit. Au rez-de-chaussée ont été percées des ouvertures de deux époques différentes. La plus ancienne est une fenêtre située tout à gauche. A sa suite apparaissent : une autre fenêtre, une porte dont la base a été murée, et enfin une seconde porte. Percées certainement sous la Restauration, ces trois dernières ouvertures reçoivent un encadrement en pierre de roche très régulier, avec une feuillure taillée pour recevoirÎles contrevents. Absent de la fenêtre la plus à gauche, ce détail trahit une construction plus soignée et plus moderne. Autrefois, cette aile était indépendante du grand rural en fond de cour : en témoigne la chaîne d’angle qui afÎleure nord. Entre les deux est venu se glisser une travée moderne de deux étages percés chacun d’une fenêtre : au rez-de-chaussée ce le-ci est maçonnée, à l’étage charpentée. Le grand rural, la cour centrale – même si son revêtement en galet à disparu -, et les deux ailes en retour forment un ensemble très cohérent remontant au moins au XVIIIe siècle. Dans la partie la plus serrée du village (et sans doute la plus ancienne aussi), celui-ci constitue l’un des pivots majeurs de l’organisation architecturale de l’un des masÎles intéressants de Collex-Bossy.[1].
Notes et références
- Référencé dans le recensement architectural du canton (commune de Collex-Bossy), accessible sur le site du RAC ↩
Informations
Adresse(s) :
Route d'Ornex 24, 1239 Collex
Voie(s) : Route d'Ornex
Secteur(s) statistique(s) : 1500010 - Bossy
Commune(s) : Collex-Bossy
Photos associées
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