Rue du vieux-Four 43-51

Numéro 43

Partie d’une ancienne maison rurale cadastrée comme «maison et grange» (englobant alors les actuels bât. correspondant aux numéros cadastraux 34, 35, 36 et 37) au nom de Jean Maréchal (Ackermann, Hans Moëvi, Roland, Schaetti, 1997-2006), puis cadastrée en 1849 au nom de Joseph Maréchal.

L’actuel bâtiment est contigu, au sud-ouest, aux bât. 34. De plan rectangulaire, il compte deux niveaux et un comble. Il est coiffé d’un toit à un pan, de faible pente et doté d’un avant-toit avec bras de force en bois, le tout recouvert de tuiles mécaniques. La charpente en bois est encore bien visible. La substance architecturale du bâtiment et son gabarit ancien sont bien conservés. La majeure partie de la substance ancienne apparente se concentre sur sa façade nord-ouest : le mur coupe vent à gauche, trois baies rectangulaires, l’une à encadrement en bois et à vitrage en petits carreaux (comble), les deux autres en ciment (étage et rez-de-chaussée) et une descente de cave, avec une volée d’escalier. Contrairement au bâtiment décrit, la partie située à l’ouest correspondant au numéro cadastral 34 a été transformée avec de nombreux percements mal adaptés au caractère du bâtiment.

L’intérêt patrimonial de cet objet, qui n’a subi aucune transformation, repose en particulier sur la conservation-permanence de son plan ancien et de son volume ainsi que la qualité de son intégration dans le village d’Aire-la-Ville. Ces points confèrent à cet objet une valeur patrimoniale élevée.

Fait partie du recensement du canton de Genève, RAC Aire-la-Ville.

Rue du Vieux-Four 43

Maison d’habitation liée à une ferme, datée de 1720 au-dessus de la porte d’entrée. Le bâtiment est transformé en 1977.

Située dans l’agglomération, à la tête sud-ouest d’un rang de bâtiments, cette maison occupe toute la profondeur de la rangée, mais sur une largeur très réduite. Elle est liée à la partie rurale qui la prolonge au nord-est et sur laquelle elle aligne ses deux façades barlongues, mais son toit à deux pans en est dissocié et culmine à une hauteur moins importante.

Placée en retrait de la rue, la façade sud-est ne possède qu’une porte et une fenêtre au rez-de-chaussée et une seule fenêtre à l’étage. La porte est dotée d’un encadrement en molasse sur une base en calcaire. Toutes les autres ouvertures sont munies d’encadrements simples en molasse avec linteau en bois et contrevents, mais semblent avoir été retaillées dans une période récente. La fenêtre du rez-de-chaussée a notamment certainement été agrandie. Le toit débordant sur cette façade est soutenu par des bras-de-force en bois. Le crépi à l’angle laisse apparaître les pierres de taille en molasse, ainsi qu’une pierre en calcaire à la base. Les façades latérale et arrière sont percées de fenêtres de facture récente, à l’exception de celle située à la base de la façade pignon dont l’encadrement, retaillé, a été mis en évidence.
L’intérêt de cet objet réside dans son ancienneté, son intégration dans le noyau villageois et sa valeur de témoignage d’un habitat lié à une ancienne activité rurale.

Fait partie du recensement du canton de Genève, RAC Aire-la-Ville.

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