Rue du Vieux-Four 63

Cette maison d’habitation avec café trouve son origine dans deux anciennes maisons rurales dont le coeur est déjà présent sur une mappe de 1762 (Ackermann, Hans-Moëvi, Roland et Schaetti 1997-2005); elles sont cadastrées en 1810 aux noms de deux membres de la famille Christin, puis de leurs descendants en 1849. Les bâtiments accueillent un café vers le milieu du XIXe siècle (en 1890, Jean Antoine Christin est autorisé à reprendre l’exploitation d’un café que sa mère tenait jusque-là, archives du Café du pavillon), occasionnant la reconstruction de la travée nord du bâtiment, cadastrée en 1908. Enfin, des travaux effectués en 1957 modifient la travée sud.

Pour l’essentiel, la substance architecturale ancienne du bâtiment n° 58 semble dater des travaux menés autour de 1900. Son volume se décompose de deux travées profondes, d’un étage sur rez-de-chaussée, couvertes chacune d’un toit à deux pans, d’un gabarit légèrement différent. La travée nord se distingue par une large porte-fenêtre faisant communiquer le café et sa terrasse, du côté de la rue (l’huisserie a été modifiée depuis le début du XXe siècle) et par des fenêtres régulièrement percées dans la façade-pignon nord, avec une porte dans l’axe centrale, qui s’ouvrait sur un passage résultant d’une démolition (il a été élargi depuis par la démolition d’un autre bâtiment). La travée sud, quant à elle, a subi des transformations plus importantes: suite à son raccourcissement côté rue, façade a été reconstruite dans l’alignement de la travée nord. La maçonnerie crépie n’est marquée que par la saillie légère des encadrements en ciment. Le café est mis en valeur par la corniche du linteau de sa porte-fenêtre et par une petite bordure en bois découpé sur l’avant-toit (elle a été refaite et prolongée sur la travée sud). Un pilier en ciment à décor de tables fouillées et couronnement biseauté marque la limite du domaine public (il était autrefois coiffé d’une vasque, disparue).

Malgré de profondes transformations, ce bâtiment appartient au tissu le plus ancien du village d’Aire-la-Ville. Sa travée nord conserve l’essentiel de sa substance du début du XXe siècle, date à laquelle est rénové ce café resté entre les mains de la même famille depuis plus de cent cinquante ans. Sa travée sud, quant à elle, a subi de plus fortes transformations encore, tout comme l’ancienne annexe (bât. n° 53), cette dernière ne possédant qu’une valeur patrimoniale secondaire.

Fait partie du recensement du canton de Genève, RAC Aire-la-Ville.

Garage

Garage et dépendance, ajouté en 1852 (cadastration). démoli en 2013, reconstruit.

Fait partie du recensement du canton de Genève, RAC Aire-la-Ville.

Localisation